Le
grand architecte
La montagne se dresse majestueuse sur le lac de Valle de
Bravo. Deux millions de mètres carrés et 400
mètres de hauteur entourent plus de 90 millions d’années
d’histoire. A El Santuario, à gauche de la réception,
un pont de bois conduit à un miroir d’eau d’où
l’on peut voir un cascade de plus de 50 mètres
de haut. Il y a de l’eau partout, en façade,
les grandes baies vitrées permettent de diviser le
lac et la zone appelée “El Escondrijo”.
Michel Domit.
L’argent n’est qu’un moyen pour changer
le monde |
Sur la droite, le chemin serpente jusqu’aux chambres
de l’hôtel et l’escalier en bois. Au fond,
la roche nue montre ses grandes veines de quartz émergeant
du graffite.
La méditation est une part fondamentale de la vie quotidienne
de Michel et de son équipe : architectes, gérants,
associes du Spa, ingénieurs. Tous parlent de leurs
sessions au clair de lune et des étoile, et comment
de ces rencontres ont surgit chacune des idées pour
dessiner et construire El Santuario.
Une mission très spéciale
En 1989 le Groupe Domit traversa une mauvaise phase financière.
Michel avait refusé l’offre d’acheter la
montagne de quartz où se trouve aujourd’hui El
Santuario. Cependant, pendant la méditation de cette
nuit-là, son père disparu quand il avait 12
ans non seulement lui a dit qu’il devait acheter cette
montagne mais aussi que se serait la mission de sa vie que
de la convertir en un exemple mondial de cohabitation entre
l’homme et son environnement.
“il m’a dit que cela devait s’appeler El
Santuario, un lieu où le mètre carré
serait plus cher qu’ailleurs et que les gens achèteraient.
Ainsi, tous ceux qui se dédient à monter des
affaires avec la terre dans le monde comprendraient qu’il
faut arrêter de la couper en petits morceaux, il jetteraient
à la poubelle ce vieux schéma commercial et
commenceraient à la conserver sur de grands espaces.”
L’architecte de tout ce projet est l’Esprit
de Pacha Mama, la Terre mère. A chaque méditation
nous lui demandons ce qu’elle veut que nous fassions |
Don Antonio Domit a dicté à son fils toutes
les caractéristiques du projet, un lotissement où
85% du terrain serait une réserve écologique
et seulement 15% serait dédiée à la construction
et au commerce. Une pure folie en termes économiques,
mais son père lui a demandé d’avoir confiance
en lui et Michel a accepté la mission, en dépit
des difficultés financières qu’il traversait
“A partir de ce moment, une grande quantité de
petits miracles ont commencé à avoir lieu”,
se rappelle-t-il ému.
Le faiseur de formes
Au début du siècle dernier, Don Antonio Domit
partit d’un petit village de montagne à la recherche
de nouveaux horizons. Il arriva à Mexico à tout
juste 20 ans, sans un centime et sans parler l’espagnol.
Vers 1927 il avait ouvert son premier atelier de fabrication
de chaussures avec ses frères. Petit à petit,
sur la base de beaucoup de travail et application, l’atelier
grandit, jusqu’en 1942 où l’on inaugura
la première usine..
“Mon père aimait beaucoup sa vocation. Quand
j’étais petit, j’entrais dans son bureau
je le trouvais les pieds sur son bureau sculptant joyeusement
une forme de chaussure dans un morceau de bois. Ses formes
étaient si belles qu’elles étaient connues
pour leur très bonne qualité et furent présentes
sur le marché pendant près d’un demi-siècle”.
Paradoxalement, c’est aussi à 20 ans de que Michel
du reprendre le patrimoine de son père et, avec beaucoup
de douleur, abandonner une carrière naissante de cinéaste
pour se dédier à l’affaire familiale.
“J’ai du assumer mon obligation de reprendre l’entreprise.
Je ne voulais pas être entrepreneur, mais j’ai
fini par l’être”. . Maintenant il est devenu
un entrepreneur unique en son genre : il rompt les paradigmes
des affaires pour faire en sorte qu’elles fonctionnent
mais sans jamais cesser d’être en accord avec
sa position spirituelle
|